Une histoire de brise-glaces - brrrrr!

Publié le par GLAD

J’ai fait un songe… non non ! Je ne m’appelle pas Luther King, mais oui, ca m’arrive d’avoir des songes marquants…

 
J’étais sur un navire au Pôle (qu’importe le pôle, mais je crois que c’était le Pôle Nord). Je me voyais sur le pont d’un brise-glace avançant lentement mais sûrement dans ce désert blanc. Sur le pont, oui quelle idée ?! Je tremblais de froid, découragée par cette situation qui durait, durait. J’avais pourtant pris un billet pour l’Amérique moi ! (le pays promis)… et voilà que … enfin bref, j’étais sur le pont à grelotter… A un moment donné, n’en pouvant plus, je me lève et vais m’accouder au bord du navire, regardant l’eau. Aucun autre bruit que celui du moteur puissant et de la glace qui cède devant l’insubmersible… Affolant. Je regarde l’eau et me dis que plutôt que de continuer, je préfèrerai quitter le navire et me débrouiller seule. Je continuais à regarder l’eau et j’entends le capitaine s’approcher de moi par derrière et me dire doucement, comme s’il avait lu dans mes pensées : Mauvais plan, si tu quittes le navire, et que tu sautes dans l’eau, tu mourras en 2 min, tu mourras de froid et tu couleras à pic. Glup !

Fin du premier songe. Je me réveille avec cet avertissement très sérieux et je comprends tout de suite que « quelqu’un » connaît mes intentions de quitter le « navire ». Cela m’a beaucoup touchée, mais les jours qui ont suivi, j’ai continué à regarder l’eau, sans m’y jeter toutefois. Je n’arrivais plus à prier, plus à lire la bible. Juste des grandes hésitations concernant mes choix que je savais être comparables à se « jeter à l’eau » glaciale…

Puis quelques jours plus tard, 2ème partie du songe :

Le capitaine était toujours là, très calme. Me voyant grelotter sur le pont, me mets un manteau sur le dos et me dit : qui t’oblige à rester là, sur le pont, il y a une cabine bien chauffée pour toi afin que tu traverses ce désert blanc en tout confort, viens, je t’y emmène, si tu le veux…

 
A nouveau très touchée, je me retourne et regarde le capitaine. Son visage rayonne d’une paix qui me convainc qu’il est BIEN le capitaine du bateau et QU’IL SAIT non seulement l’itinéraire à travers ces glaces, mais aussi m’amener à BON port. Alors je quitte l’eau glaciale des yeux, premier soulagement ressenti de manière très forte : la tentation ne m’a pas vaincue ! Et je suis le capitaine vers ma cabine au chaud. Deuxième soulagement quand j’arrive dans un lieu confortable, voire douillet. Maintenant sous la couette, avec un bon thé chaud, je regarde par le hublot le désert blanc en toute sécurité.

 
Et en me réveillant de ce 2ème songe, les choses sont claires pour moi : faire le bon choix est très important maintenant. L’épreuve est là, le froid est mordant, la solitude très difficile, MAIS il y a un lieu, préparé d’avance d’où je peux vivre ces épreuves en toute sécurité. C’est paradoxale au premier abord, pourtant, je le vis au fond de mes trippes ces temps et c’est la raison pour laquelle je te le partage à toi qui me lis.

 

Si toi aussi tu passes par un désert ou par un moment difficile dans ta vie, alors je veux t’encourager à quitter des yeux les eaux glaciales que constituent la tentation de s’en sortir tout seul (parce-que-Dieu,- ou-il-est-hein ?). L’océan est immense, l’eau est gelée et nos simples forces ne sont aucune garantie même avec beaucoup de volonté, pour braver l’ennemi de nos âmes ! Oui, il est plus fort que moi ! Mais non, il n’est pas plus fort que celui qui mène la barque à bon port, c’est certain ! Le capitaine est là, il sait ce que tu vis aussi bien que ce que je vis.

 

Si tu te gèles sur le pont alors que tu as choisi de rester sur le navire, je t’encourage à trouver avec son aide ta cabine confortable, par exemple dans ses bras, au chaud, sur ses genoux dans la confiance… Il ne souhaite pas que tu gèles sur place non plus. Le navire avance, brisant tout obstacle, et toi tu peux te mettre au chaud. Je ne connais pas ta vie, mais « au chaud » pour toi ne sera pas le même « au chaud » que pour moi… La réponse est dans la lecture par exemple des psaumes ou des évangiles… La réponse est à coup sûr dans la prière sincère de ton cœur. La clé de la cabine est à portée de louanges envers Dieu : quitter du regard nos difficultés pour se concentrer tout entier sur Sa personne : il est Grand, il est Doux, il est Juste, il est Aimant, il Pourvoit, etc etc… Des éloges sincères quoi, avec tout son cœur. Et en commençant à le louer, on a alors mille raisons de lui dire merci pour ce qu’il fait comme gentleman incognito parfois !

 

Enfin si tu as rejoints ta cabine, je te dis BRAVO ! tu as fait le bon choix ! C’est peut-être un peu court à dire, mais ATTENDS et tu verras ! Attends dans la confiance (est-ce peut-être le nom de ta cabine la confiance ?) et tu verras le bon port et tu entreras dans le pays promis ! Tu peux te reposer sur et dans son amour pour toi qui ne te lâchera pas, jamais …

 

C’était une histoire de brise-glaces…. Brrrrr

 

GlàD.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article