A tous les fêlés, courage!

Publié le par GLAD

La légende du pot fêlé

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou. Un des pots était fêlé alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau.

A la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé, lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant 2 années complètes alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ce qu’il accomplissait mais le pauvre pot fêlé avait honte de ses propres imperfections. Le pot fêlé se sentait triste car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame alors qu’ils étaient près du ruisseau.

-         J’ai honte de moi-même parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison.

 La vieille dame sourit :


-         As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin et, chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais… pendant 2 ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement ce que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison.

 
On aimerait tant être parfait, pas vrai ? Et on imagine que les autres sont des pots intacts, bien dans leur peau, pouvant transporter ce que nous ne pouvons pas. Balivernes!

Pour tous, la vie nous apporte parfois des blessures qui peuvent engendrer des fêlures de l’âme : un deuil, une situation personnelle difficile à gérer, le sentiment d’abandon et/ou de rejet, une peine de cœur, des actes d’autrui atteignant notre intégrité, du jugement, du mépris, un accident de voiture, etc…

 Dieu, comme la vieille dame, connaît depuis le début nos « fêlures ». Parfois, il répare. Parfois pas. Il a un plan parfait, et il ne nous en communique pas toujours toute sa dimension. Pas grave. Avec ce que l’on est et si on est sur son dos comme pour la vieille dame, il bénit notre entourage, fait fleurir nos chemins et se réjouit chaque jour de notre fidélité, même (et surtout peut-être) dans nos faiblesses apparentes. Le vase fêlé ne s’est pas brisé. Il n’a pas refusé de faire son travail, même au prix de la moquerie de l’autre vase. Il a persévéré et ce faisant, il fait fleurir et embaumer le sentier, sans aucun égoïsme.

 La Bible dit : (Dieu) ne brisera pas le roseau cassé et  n’éteindra pas la mèche qui brûle encore !  (Esaïe 42.3)

 
Donc, à mes amis fêlés (peut-être pas autant que moi !) je dis :


- Prenez courage en celui qui porte votre vase abîmé, sans honte, et rappelez-vous de louer Dieu pour les fleurs que vous arrosez le long du chemin !

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