Une idée ancestrale pour faire refleurir le désert

Publié le par GLAD

Le désert, j’en ai déjà parlé dans d’autres articles. Voir par exemple « Le désert, lieu d’abondance » ou « changement de vision (2) » . Il me fascine, comme beaucoup d’autres personnes. Beau et terrible à la fois. Inspirant et angoissant, brûlant de chaleur ou de froidure, parlant intrinsèquement de solitude et de communion à la fois… Jusqu’à présent, j’en ai parlé comme quelque chose d’établi. Comme s’il était là pour toujours, une fatalité en quelque sorte dont on s’accommode pour survivre. Mais aujourd’hui, j’ai envie de parler de transformation spectaculaire.

 

En effet, le désert est venu, on l’a vu et il a vaincu les végétations qui jadis fleurissaient et nourrissaient animaux et hommes. Quand le  désert avance, est-ce vraiment de manière inexorable ? Et s’il existait une « recette » pour faire refleurir le désert ? Eh bien, croyez-moi ou non, j’ai lu hier dans la Bible une recette que certains ont appliquée et qui voient refleurir les terrains arides :

 Esaïe 41, 18 à 20

 Je ferai jaillir des fleuves sur les collines, Et des sources au milieu des vallées; Je changerai le désert en étang, Et la terre aride en courants d'eau;

 Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia, Le myrte et l'olivier; Je mettrai dans les lieux stériles Le cyprès, l'orme et le buis, tous ensemble;

 Afin qu'ils voient, qu'ils sachent, Qu'ils observent et considèrent Que la main de l'Éternel a fait ces choses, Que le Saint d'Israël en est l'auteur.

Dieu parle à son peuple et promet fleuves, sources, étang pour de nouvelles plantations. Mais la recette ne se trouve pas là. C’est dans le choix des essences de plantes à mettre dans le désert :
 

  1. le cèdre : Avec son « feuillage persistant », le cèdre est un arbre qui peut se reproduire extrêmement facilement à partir de ses graines. Il offre de l’ombre pour une végétation plus petite ainsi que pour une faune variée. Ses racines obliques puissantes lui permettent de tenir contre vents et marrées.
  2. l’acacia est un arbuste très résistant en régions arides. Les espèces qui vivent dans le désert n'ont pas de feuilles du tout et possèdent des tiges dont  la position verticale assure une protection contre la déshydratation et la trop grande insolation.
  3. Le myrte est un arbuste ligneux supportant très bien la sécheresse. Ses fruits sont très appréciés des oiseaux et irait très bien pour former une haie… contre le désert.
  4. Le cyprès aime les terrains très sablonneux ! De plus, il constitue une hauteur dans un jardin. Il aime être planté en groupe. Il survit aux civilisations qui l’ont planté (>2'000 ans !)
  5. L’orme a des racines qui pénètrent profondément dans la terre ; elles forment souvent une fourche au lieu d'un pivot, et quelquefois deux ou trois. Il agit en « laboureur » de la terre, il aère le sol pour d’autres plantes à proximité. Ses feuilles, caduques, permettent de créer de l’humus pour le sol aride…
  6. Le buis est un arbuste particulièrement tenace et robuste. Son mode de reproduction naturel (le marcottage naturel) permet de fixer le sol sous ses racines : les branches basses rampent sur le sol et s’enracinent fréquemment pour former un nouveau pied.  Le buis produit des fleurs très appréciées des abeilles.

 
Alors si, comme le conseille Esaïe 41, on met tous ces arbres ensemble, tous ensemble, ca donne ca :

 
L’orme « laboure » le sol et l’aère pour d’autres arbres. Le buis fixe le sol, le cyprès structure en profondeur, de même que le cèdre, qui permet également un ombrage bienvenu ; l’acacia et l’orme recueillent la rosée des nuits fraiches et  le myrte et le buis protègent le « jardin en fleurs » du désert. Avec le jardin viendront les abeilles, les oiseaux et leurs prédateurs… la vie revient. De plus, tous ces arbres vivent des centaines d’années ! C’est donc du durable que Dieu propose, toujours d’ailleurs.

 
Pour aller plus loin, lorsqu’on traverse un désert dans notre vie, on peut bien sûr s’en accommoder « parce qu’il n’y a rien d’autre à faire ». Mais on peut aussi, lorsque la force revient, « planter » des essences qui feront refleurir et revivre notre désert émotionnel, corporel ou spirituel.

 

  1. Le cèdre peut être mis en lien avec la persévérance et la force. Dans les moments de désert intérieur, ne jamais oublier que la vie ne va pas toujours être aussi aride et difficile qu’à présent. A plusieurs reprises dans ma vie, l’espoir m’a tellement cruellement manqué que j’ai attenté à ma vie, pour ne pas vivre éternellement l’enfer sur terre. Mais les choses changent et évoluent toujours. Dans un moment de profond désespoir, n’oublie pas de garder une porte ouverte sur la vie, comme une toute petite lueur dans le tunnel. Garde le cap vers la lueur et persévère malgré tout. Chaque pas t’approchera de la sortie, c’est promis.
  2. L’acacia est résistant et arrive à saisir les petites gouttes de rosée avec ses épines ! Ta vie te semble toute tordue et épineuse ? comme l’acacia ? Dans ce que tu es, dans ta condition actuelle difficile, tu as les ressources pour « choper » les moindres situations rafraîchissantes, apaisantes qui croisent ta route : un rayon de soleil dans la grisaille, un parterre de fleurs multicolores, un sourire d’une inconnue ?
  3. Le myrte ramène la vie par ses fruits. Peut-être ne vois-tu pas encore les fruits dans ta vie ? Mais es-tu certain(e) que ton arbre n’est pas en fleurs ? Promesse de fruits abondants permettant à d’autres de se nourrir et de se reposer ? Réfléchis bien, le désert te semblera moins aride à cette pensée que tu es en constante évolution vers la Vie.
  4. Le cyprès aime les terrains sablonneux. Et il surplombe le désert. As-tu quelque part dans ton cœur quelque chose à quoi te raccrocher qui puisse te faire voir le désert d’en-haut ? Je te recommande de lire les psaumes, un ou deux par jour par exemple. Ils donnent une nouvelle dimension de hauteur, de reconnaissance même dans l’épreuve, qui te donne un confort inespéré dans ta circonstance difficile.
  5. L’orme laboure la terre et recueille les eaux de pluie, même rares. Ne baisse pas les bras dans ton désert. Le temps de l’épreuve produit plein de choses, y compris l’envie de méditer, se remettre en question et repartir à zéro parfois. Utilise ce temps à part pour réfléchir à de nouvelles orientations dans ta vie, de nouveaux choix et qui sait, prendre du temps pour te rapprocher de Dieu qui t’aime tant et veut te parler… Il est une source d’eau vive pour ta vie. Va la chercher avec les racines de ton âme ! Il n’attend que cela pour te bénir, te réconforter, te guérir, te délivrer, te rassurer, t’entourer encore plus.
  6. Le buis qui, malgré l’aridité, se multiplie et multiplie encore. D’autres personnes que toi passent peut-être par un désert dans ton entourage ? Par ton courage, ta persévérance, ton espoir profond, tes choix et directions, tu peux aider celles-ci et les encourager également. Si tu as trouvé ta source, pourquoi ne pas la partager avec d’autres ? L’espoir fait vivre, et pas que toi mon ami(e) ! C’est peut-être aussi un moyen de ne plus regarder à la difficulté (comme Pierre marchant sur les eaux), mais d’offrir de l’ombre à d’autres et, ce faisant, ne plus être mordu par la vive douleur de la chaleur, l’attention étant portée ailleurs que sur sa propre souffrance…

 
Bien à toi

 

GlàD

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Publié dans Les sens de la Vie

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P
Une étude qui se laisse lire et qui semble pleine de VIE !!! Bonne persévérance !
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